Je laisserai la mer aux marins insolents,
et l’oasis au nègre stupide,
et la montagne à l’homme rude et grossier !
Je poserai le nid du bonheur
sous la tente nomade.
La chanson s’éteignit dans un long soupir heureux.
— Ah ! Mâadith !
Elle est venue s’accouder sur la terrasse. Ses bras souples sont nus sous les manches de mousseline relevées et sa gandourah est taillée dans une étrange robe fleurie de corolles argentées sur un fond pourpre.
— Ah ! Mâadith.
La voix flexible et nuancée de Kralouk est la seule à savoir prononcer ce nom.