Il fait : oui, de la tête, sort lentement ses mains de ses manches et dit, de sa voix faible :

- Oui, monsieur Garine, oui. Je ne crois pas devoir vous demander si vous connaissez les attentats qui se sont succédé ces jours derniers.

Il parle très lentement, avec soin, l'index levé.

« J'admire trop vos qualités pour penser que vous les ignorez, étant donné les relations confiantes que votre fonction vous oblige à entretenir avec monsieur Nicolaïeff...

« Monsieur Garine, ces attentats se succèdent trop. »

Garine répond par un geste qui signifie : « Qu'y puis-je ? »

- Nous nous comprenons, monsieur Garine, nous nous comprenons...

- Monsieur Tchen-Daï, vous connaissez le général Tang, n'est-ce-pas ?

- Monsieur le général Tang est un homme loyal et juste.

Et, posant lentement la main droite sur le bureau, comme pour souligner ce qu'il dit :