«—Je comprends, fit-elle, je comprends. Vous ne deviez pas m'attendre.»

Elle entra. Marc, stupéfait, lui ouvrit son minuscule et mystérieux salon, où l'on y voyait à peine.

«—Il fait sombre chez vous. Est-ce ici que vous avez reçu Sylvie?

—Mais, mademoiselle, Sylvie n'est jamais...

—Oh, écoutez, non! Vous répondez comme vous devez le faire, mais ce n'est pas la peine. Voilà deux heures que j'attends en bas. Mais oui, mais oui, j'ai attendu, dans un fiacre, comme un policier. J'ai observé sans grande malice que Sylvie tenait à sortir seule aujourd'hui, un soupçon m'a prise, je l'ai suivie. Ce n'est pas élégant, le métier que j'ai fait là? Je le reconnais sans peine. Cela me dégoûte bien un peu, mais quoi! Quand on veut savoir, n'est-ce pas...»

Mal remis de ce coup, Marc allait et venait devant elle. Une émotion profonde l'étreignait.

«—Je n'ai pas, balbutia-t-il, à porter de jugement. Je ne le pourrais pas d'ailleurs. C'est à peine si je vous comprends, à peine du moins si... si je l'ose.

—Cela m'étonne.

—Et pourquoi? Croyez-vous que j'aie deviné la raison qui vous a mise sur mon chemin l'autre nuit, dans le parc?

—Vous l'auriez pu.