[20] L. XII, 14.

Nous avons, il est vrai, le et gressus glomerare superbos de Virgile, qui m'embarrasse, je le confesse, ainsi que le

Gradibusque sonare

Compositis, sinuetque alterna volumina crurum[21].

[21] Géorgiques, l. III, v. 117 et 191-192.

Cet admirable poète, voulant définir ce que les Lapithes, inventeurs de l'équitation, enseignèrent pour la première fois aux chevaux, et ce qu'il convient d'apprendre aux poulains dès qu'ils atteignent quatre ans, emploie des mots d'une précision déconcertante. « Les coursiers des Lapithes, dit-il, surent « stepper », ou « prendre le petit galop rassemblé » — car c'est là ce que signifie, en somme, gressus glomerare superbos ; et les poulains doivent commencer après leur troisième année à « faire entendre sur le sol des allures régulières, et à trotter en pliant bien les jambes l'une après l'autre ».

Mais quoi! tout cheval inquiet ou irrité gressus glomerat superbos ; et tout poulain, si piteux soit-il, en arrive à régler son allure. Moins il a de sang, mieux il la règle.

*
* *

Concluons : on peut imaginer, sans trop de chances d'erreur, le cavalier antique comme un lad athlétique monté à cru sur un gros cob. Notez que, par un clair soleil, ce groupe, à demi-nu et animé, peut n'être pas sans beauté.

*
* *