— Mais, mon Père, objecta vivement la jeune femme, jamais rien ne s’est passé… enfin… le prince a presque tout de suite parlé de mariage… et alors… naturellement, mon amie l’a encouragé et m’a encouragée.
— Elle est protestante ? questionna le Père.
— Oui.
— Évidemment… alors…
Il eut un geste évasif qui semblait dire : « Alors… il n’y avait rien à espérer. »
— Le prince Paul aurait pourtant accepté que vous fussiez… ce que beaucoup d’autres femmes avaient été pour lui avant qu’il vous rencontrât ?
— Il a compris très vite qu’il devait y renoncer. Et quand il s’est décidé pour le mariage, il a mis une obstination extrême à me décider au divorce… J’ai résisté… tant que j’ai pu…
— Par sentiment religieux ?
Elle fit signe que oui, sans parler.
— Vous n’avez pas songé à vous adresser à Rome pour obtenir l’annulation de votre premier mariage ?