—Le docteur Hœflich?

Elle parut surprise et embarrassée qu'il ne s'exprimât pas en anglais. Après une hésitation, elle dit, avec un accent singulier:

—C'est pour... consultation?

—Oui, répondit-il. Mais au moins, le docteur parle-t-il français?

—Oh! très bien, très bien.

Passant devant lui, elle l'introduisit dans un petit salon meublé d'une façon extraordinaire, avec des garnitures de cheminée en coquillages, des meubles en bambou, des fleurs artificielles, des palmes sèches répandues à profusion. Le portrait du prince de Galles occupait la place d'honneur avec une dédicace: To my dear Dr Hœflich, et la signature paraphée.

—Veuillez prendre place, monsieur, fit la jeune fille. Papa (elle prononçait paápa) il vient tout à l'heure.

Au bout de quelques minutes d'attente, le docteur entra. Il avait l'air d'un vieux chef d'orchestre, maigre, projeté en avant, avec une figure apostolique et de longs cheveux grisonnants. Il tendit la main au visiteur.

—Bonjour, monsieur, fit-il avec un sourire aimable. Vous êtes français?

—Oui, docteur.