Puis ce fut la fin de la messe, le prêtre expédiant les dernières oraisons et s'en allant, précédé de son enfant de chœur, la chapelle vidée comme d'une eau qui fuit lentement, silencieusement. La converse éteignit les cierges, fit le ménage du culte... Bientôt Mme Surgère fut seule dans la chapelle. Un soleil pâle y entrait à pleines verrières, pourtant il y faisait froid.
«Allons, pensa Julie en entendant la porte se refermer sur la converse. Il le faut.»
Elle se leva, gagna la sacristie. La sœur l'arrêta:
—Madame désire?...
Elle ne la reconnaissait pas. «Ai-je donc vieilli?» se dit Julie. Elle demanda:
—Monsieur l'aumônier est-il chez lui?
—Je crois bien que oui, madame... Mais... mais je ne sais pas s'il reçoit.
Elle n'osait barrer le chemin, comme elle avait ordre de le faire aux inconnues: des souvenirs vagues la faisaient hésiter, lui remémoraient les traits de la visiteuse.
—Oh! sœur Zyte, répliqua Mme Surgère, l'abbé Huguet me recevra, n'ayez pas d'inquiétude.
—Bon, madame, fit la sœur avec un demi-sourire. Si madame connaît monsieur l'aumônier... Je crois que monsieur l'aumônier est dans le cloître, en ce moment.