—Et l’Américaine était folle.
—Pourquoi? Elle a eu un beau mari et lui une femme riche...
—Et vous approuvez ça?
—Puisque c’était leur plaisir à tous deux.
Salvatore déclara:
—Mon frère plaisante.
Mais Angelo semblait penser que la beauté vaut la fortune et qu’un joli garçon possède en sa propre personne un capital naturel et fructueux.
Marie lui tourna le dos et dit à Salvatore qu’elle voulait visiter l’atelier.
Le jour du nord-est, calme, et refroidi, tombait sur le blanc triste des plâtres, sur les ébauches emmaillotées de toile humide. C’était un pauvre atelier, sans luxe, sans bibelots, presque sans meubles, et Marie l’aima en souvenir du sien.
Trois hommes, assis sur des chaises de paille, causaient, dans la fumée des cigarettes. Salvatore les présenta: le comte Arfano, l’ami Gramegna, et Felice Santaspina, maître de musique.