Je t'embrasse.
Assez pour aujourd'hui.
1877
À Madame H.
Naples, 2 avril 1877.
Votre lettre me ravit, c'est tellement vrai tout ce que vous dites, que je l'ai pensé cent fois moi-même, seulement vous exagérez ma valeur vraiment.
Je valais peut-être quelque chose; mais tous ces voyages m'ont abrutie. J'ai toujours mal à la gorge, et le climat de Naples me fera peut-être du bien.
Ne prenez pas trop au sérieux ce que j'écris ce soir, je suis mélancolique, et je vois tout sous un crêpe, cela arrive à tout le monde.
Je pense avec bonheur que, dans un mois, nous serons installées à Paris, d'où je ne veux plus sortir.
Les oreilles coupées ont leurs charmes pour ceux qui les coupent. Mettez-vous en colère, et écrivez-moi tout ce que vous voudrez, cela m'entretiendra dans un état d'esprit à peu près sain. Je suis moi-même lasse de moisir; vos paroles me révoltent contre moi, contre tous. J'allais m'endormir sous vos injures que j'apprécie et comprends. Pensez-vous que je n'ai pas mille fois remué cent cinquante projets, mais à quoi bon!