«La bienveillance envers les créatures, c’est la religion.

«La science fait tout connaître, excepté le cœur des méchants.

«Il n’est jamais prudent de s’unir avec un ennemi; l’eau, quoique bouillante, éteint toujours le feu.

«Ce que les femmes désirent, ce sont de nouveaux amis, car elles n’aiment ni ne haïssent.

«On meurt vivant quand on ne fait rien pour sa réputation.

«Le séjour de l’homme sur la terre, c’est un voyage fait pendant la nuit.

«Un sage n’est jamais chef d’un parti; car, lorsque les affaires tournent bien, tous les autres veulent en avoir leur part; mais, si les choses tournent mal, alors le chef est seul responsable.»

Ces proverbes sont charmants et tout à fait dans le ton de leur langage imagé.

Rembir-Singh, en parlant de nouveaux vêtements, pensait à ses fils. Sa Hautesse peut mourir tranquille; si le plus grand malheur qui puisse arriver à un Hindou est celui de n’avoir pas d’enfant mâle, son esprit peut être en repos, et les prières ne lui manqueront pas après sa mort; ses fils seront en nombre pour lui gagner le ciel. Singulière religion dont les adeptes comptent sur la prière des autres pour les délivrer des fautes qu’ils ont commises tout seuls!

Quel beau cortège que celui du maharadjah. Une barque longue et élancée avec une grande cabine au milieu, dans laquelle est assis le souverain, entouré de tous ses officiers, est menée par cinquante rameurs. Sur la rive, d’autres hommes tirent la bangla, afin de remonter plus vite le courant.