[E] 25, 9. L’âge alors avoit fait perdre à M. de Buffon une partie des agrémens de la jeunesse ; mais il lui restoit une taille avantageuse, un air noble, une figure imposante, une physionomie à la fois douce et majestueuse. L’enthousiasme pour le talent fit disparaître aux yeux de Mme de Buffon l’inégalité d’âge : et, à cette époque de la vie où la félicité semble se borner à remplacer par l’amitié et des souvenirs mêlés de regrets, un bonheur plus doux qui nous échappe, il eut celui d’inspirer une passion tendre et constante. Jamais une admiration plus profonde ne s’unit à une tendresse plus vraie. Ces sentimens se montroient dans les regards, dans les manières, dans les discours de Mme de Buffon, et remplissoient son cœur et sa vie. Chaque nouvel ouvrage de son mari, chaque nouvelle palme ajoutée à sa gloire étoit pour elle une source de jouissances d’autant plus douces qu’elles étoient sans retour sur elle-même, sans aucun mélange de l’orgueil que pouvoit lui inspirer l’honneur de partager la considération et le nom de M. de Buffon. Il n’a conservé d’elle qu’un fils (celui dont il est question dans cet ouvrage). Condorcet, Éloge de Buffon. (Note de l’édition de l’an IX.)

[F] 25, 17. Marie-Françoise de Saint-Belin Mâlain, née le 11 juillet 1732, avait épousé Buffon le 21 septembre 1752. Elle mourut à Montbard le 9 mars 1769.

[G] 42, 15. Il s’agit du prince Henri de Prusse, frère du grand Frédéric.

[H] 44, 17. Ici se termine le récit d’Hérault de Séchelles dans l’édition de 1785. L’auteur ajoute : Écrit dans l’allée de Bréaux, près du couvent, octobre 1785.

Imprimé par D. Jouaust
POUR LA COLLECTION
DES CHEFS-D’ŒUVRE INCONNUS

Août 1890

LES CHEFS-D’ŒUVRE INCONNUS

Sous le titre de Chefs-d’œuvre inconnus, nous réunissons non seulement certaines œuvres, presque ignorées, de nos grands écrivains, mais encore des productions remarquables qui n’ont vu le jour que pour tomber immédiatement dans l’oubli, entraînant avec elles jusqu’aux noms de leurs auteurs. Nous avons voulu les présenter aux amateurs sous une forme élégante qui les vengeât de l’injuste abandon où elles étaient tombées, et au charme d’une impression de luxe nous avons joint l’attrait de gravures dues à l’un des artistes les plus favorisés du public.

EN VENTE

Le voyage à Paphos, de Montesquieu5 fr.
La Petite Maison, de J.-F. de Bastide5 fr.
Le Tombeau de Mademoiselle de Lespinasse, par d’Alembert et Guibert6 fr.
Les aventures du faux Chevalier de Warwick6 fr.
Contes et Poésies de La Chaussée5 fr.
Anecdotes littéraires, de Voisenon7 50
Louise et Thérèse, de Restif de la Bretonne5 fr.
Les Veillées d’un malade, de Villeterque6 fr.
Annales amusantes (1741)5 fr.
Les Porcherons, poème6 fr.
Contes de Saint-Lambert5 fr.
Bagatelles morales, de l’abbé Coyer6 fr.
Psaphion, ou la Courtisane de Smyrne, de Meusnier de Querlon6 fr.
L’amitié de deux jolies femmes et Un Rêve de Mademoiselle Clairson, par Mme d’Épinay5 fr.
Les Soupers de Daphné, par Meusnier de Querlon5 50
Les Promenades à la mode. Paris au XVIIIe siècle6 50
Les Confessions du Comte de ***, par Duclos8 fr.
Almanach des Bizarreries humaines, de Bailleul6 fr.