= La nécessité d’une norme commune

L’avenir des catalogues en réseau tient à l’harmonisation du format MARC (machine-readable cataloguing), qui est la norme utilisée pour le stockage et l’échange de notices bibliographiques. Cette norme définit un ensemble de codes correspondant à chaque partie de la notice (auteur, titre, éditeur, etc.) pour permettre son traitement informatique.

Au début des années 1970, une vingtaine de versions MARC voit le jour: INTERMARC en France, UKMARC au Royaume-Uni, USMARC aux Etats-Unis, CAN/MARC au Canada, etc., correspondant chacune aux pratiques nationales de catalogage. Toutes ces versions posent de nombreux problèmes pour les échanges de données, si bien que l’IFLA (International Federation of Library Associations and Institutions) crée en 1977 l’UNIMARC pour disposer d’un format intermédiaire international. Les notices dans le format MARC d’origine sont d’abord converties en UNIMARC avant d’être converties à nouveau dans le format MARC de destination.

Dans le monde anglophone, la British Library (qui utilise UKMARC), la Library of Congress (qui utilise USMARC) et la Bibliothèque nationale du Canada (qui utilise CAN/MARC) décident d’harmoniser leurs formats MARC nationaux. Un programme de trois ans (décembre 1995 - décembre 1998) permet de mettre au point un format MARC commun aux trois bibliothèques.

Parallèlement, en 1996, dans le cadre de son Programme des bibliothèques, l’Union européenne promeut l’utilisation du format UNIMARC comme format commun d’échange entre tous les formats MARC utilisés par les bibliothèques des pays membres. Le groupe de travail correspondant étudie aussi les problèmes posés par les différentes polices de caractères, ainsi que la manière d’harmoniser le format bibliographique et le format du document pour les documents disponibles en ligne.

= Les catalogues de demain

Gérées par des sociétés privées, des bases commerciales telles que Dialog, LexisNexis ou UnCover (intégré ensuite à Ingenta) préfigurent ce que pourraient être les catalogues de demain, en attendant que les organismes publics prennent le relais. Ces bases disposent de moteurs de recherche très performants permettant l’accès aux catalogues et aux documents en ligne. Les avantages de cette recherche automatisée sont énormes si on pense aux centaines de tables des matières ou d’index qu’il faudrait parcourir pour arriver au même résultat. Le seul défaut, et de taille, est le coût de cette recherche, qui devient vite prohibitif pour un particulier ou une bibliothèque peu fortunée. Un compteur permet toutefois de consulter en continu la somme facturée pour éviter les mauvaises surprises.

Sous l’égide de Knight-Ridder, grand groupe de presse américain, la Dialog Corporation comprend plusieurs bases documentaires faisant autorité. La plus connue, Dialog, regroupe elle-même 450 bases de données dans les domaines suivants: affaires, industrie, actualité, droits et brevets, chimie, environnement, sciences et techniques, outils de référence. Une recherche par mots-clés permet d’opérer une sélection dans les dizaines de milliers de documents disponibles. Le serveur fournit une liste bibliographique de tous les documents correspondant à la requête lancée. Cette liste permet de sélectionner quelques documents et de demander leur expédition par voie électronique.

Sous l’égide de Reed Elsevier, grosse société d’édition britannique, LexisNexis est un fournisseur international de services d’information et d’outils de gestion (en ligne, sur l’internet, sur CD-Rom et sur papier) à l’intention de clients répartis dans plus de 60 pays, essentiellement des professionnels du droit, de l’information et des affaires.

Sous l’égide de la CARL Corporation, UnCover (intégré ensuite à Ingenta) permet de se procurer des articles provenant de 17.000 périodiques couvrant tous les domaines depuis 1988. Si l’envoi d’articles est payant, la recherche dans la base de données est gratuite, tout comme la recherche dans les tables des matières des périodiques et dans l’index des mots-clés.