Le pourcentage d’internautes habitant hors des États-Unis atteint les 50% en juillet 1999. Le pourcentage d’usagers non anglophones atteint lui aussi les 50% en été 2000. Selon Global Reach, ce pourcentage est de 52,5% en été 2001, 57% en décembre 2001, 59,8% en avril 2002, 64,4% en septembre 2003 (dont 34,9% d’Européens non anglophones et 29,4% d’Asiatiques) et 64,2% en mars 2004 (dont 37,9% d’Européens non anglophones et 33% d’Asiatiques).
1997 > UNE LISTE DE LANGUES EUROPÉENNES MINORITAIRES
[Résumé] En 1997, Caoimhín Ó Donnaíle est professeur d’informatique à l’Institut Sabhal Mòr Ostaig, situé sur l’île de Skye, en Écosse. Il dispense ses cours en gaélique écossais. Il est également le webmestre du site de l’Institut, un site trilingue (gaélique écossais, gaélique irlandais, anglais) qui se trouve être la principale source d’information mondiale sur le gaélique écossais. Sur ce site, il tient à jour la page «European Minority Languages», une liste de langues européennes minoritaires elle aussi trilingue, avec classement par ordre alphabétique de langues et par famille linguistique.
***
Caoimhín Ó Donnaíle est professeur d’informatique à l’Institut Sabhal Mór Ostaig, situé sur l’île de Skye, en Écosse. Il dispense ses cours en gaélique écossais. Il est également le webmestre du site de l’Institut, un site trilingue (gaélique écossais, gaélique irlandais, anglais) qui se trouve être la principale source d’information mondiale sur le gaélique écossais. Sur ce site, il propose la page «European Minority Languages», une liste de langues européennes minoritaires elle aussi trilingue, avec classement par ordre alphabétique de langues et par famille linguistique.
Interviewé en août 1998, Caoimhín détermine quatre points importants pour un internet plurilingue: «(a) L'internet a contribué et contribuera au développement fulgurant de l'anglais comme langue mondiale. (b) L'internet peut aussi grandement aider les langues minoritaires. Ceci ne se fera pas tout seul, mais seulement si les gens choisissent de défendre une langue. (c) Le web est très utile pour dispenser des cours de langues, et la demande est grande. (d) La norme Unicode (ISO 10646) pour les jeux de caractères est très importante et elle va grandement favoriser le multilinguisme sur le web.»
Qu’en est-il du gaélique? Caoimhín explique en mai 2001: «Nos étudiants utilisent un correcteur d’orthographe en gaélique et une base terminologique en ligne en gaélique. (…) Il est maintenant possible d’écouter la radio en gaélique (écossais et irlandais) en continu sur l’internet partout dans le monde. Une réalisation particulièrement importante a été la traduction en gaélique du navigateur Opera. C’est la première fois qu’un logiciel de cette taille est disponible en gaélique.»
Qu’en est-il des langues menacées? D’après Caoimhín, «l’internet accélère les choses dans les deux sens. Si les gens ne se soucient pas de préserver ces langues, l’internet et la mondialisation qui l’accompagne accéléreront considérablement leur disparition. Si les gens se soucient vraiment de les préserver, l’internet constituera une aide irremplaçable.»
1997 > UNE BASE TERMINOLOGIQUE EUROPÉENNE
[Résumé] Géré par le service de traduction de la Commission européenne et disponible sur le web depuis 1997, Eurodicautom est une base terminologique multilingue de termes économiques, scientifiques, techniques et juridiques permettant de combiner entre elles les onze langues officielles de l'Union européenne (allemand, anglais, danois, espagnol, finnois, français, grec, hollandais, italien, portugais, suédois), ainsi que le latin, avec une moyenne de 120.000 consultations par jour en 2003. Fin 2003, Eurodicautom annonce son intégration dans une base terminologique plus vaste regroupant le contenu de toutes les bases de l'Union européenne et qui serait disponible dans une vingtaine de langues du fait de l’élargissement de l’Union européenne prévu l’année suivante. La base IATE (InterActive Terminology for Europe) est lancée en interne au printemps 2004 puis en externe sur le web en juin 2007.