Fondé en 1979 par Rodrigo Vergara à Modène (Italie), Logos propose des services de traduction dans 35 langues en 1997, avec 300 traducteurs travaillant sur place et un réseau mondial de 2.500 traducteurs travaillant en free-lance. La moyenne de production est de 200 textes par jour.
Le principal outil professionnel en accès libre est le Logos Dictionary, un dictionnaire multilingue de 7,5 millions d'entrées (en septembre 1998). La Wordtheque est une base de données multilingue de 328 millions de termes, constituée à partir de milliers de traductions, notamment des traductions de romans et de documents techniques, avec une recherche possible par langue, mot, auteur ou titre. Linguistic Resources offre un point d'accès unique à 553 glossaires. L'Universal Conjugator propose des tableaux de conjugaison dans 17 langues.
Interviewé par Annie Kahn dans «Les mots pour le dire», un article du quotidien Le Monde daté du 7 décembre 1997, Rodrigo Vergara relate: «Nous voulions que nos traducteurs aient tous accès aux mêmes outils de traduction. Nous les avons donc mis à leur disposition sur internet, et tant qu’à faire nous avons ouvert le site au public. Cela nous a rendus très populaires, nous a fait beaucoup de publicité. L’opération a drainé vers nous de nombreux clients, mais aussi nous a permis d’étoffer notre réseau de traducteurs grâce aux contacts établis à la suite de cette initiative.»
Annie Kahn, auteure de l’article, explique: «Le site de Logos est beaucoup plus qu'un dictionnaire ou qu'un répertoire de liens vers d'autres dictionnaires en ligne. L'un des piliers du système est un logiciel de recherche documentaire fonctionnant sur un corpus de textes littéraires disponibles gratuitement sur internet. Lorsque l'on recherche la définition ou la traduction d'un mot, "didactique" par exemple, on trouve non seulement le résultat recherché, mais aussi une phrase d'une oeuvre littéraire utilisant ce mot (en l'occurrence, un essai de Voltaire). Un simple clic permet d'accéder au texte intégral de l'œuvre ou de commander le livre grâce à un partenariat avec Amazon.com, le libraire en ligne bien connu. Il en est de même avec les traductions étrangères. Si aucun texte utilisant ce mot n'a été trouvé, le système fonctionne alors comme un moteur de recherche et renvoie aux sites web concernant ce mot. Pour certains termes, il est proposé d'en entendre la prononciation. Si une traduction manque, le système fait un appel au peuple. À chacun d'enrichir la base, les traducteurs de l'entreprise valident ensuite les traductions proposées.»
Dix ans plus tard, en 2007, la Wordtheque (devenue la Logos Library) comprend 710 millions de termes, Linguistic Resources (qui n’a pas changé de nom) offre un point d’accès unique à 1.215 glossaires et Conjugation of Verbs (devenu l’Universal Conjugator) propose des tableaux de conjugaison dans 36 langues.
1997 > DES BASES TERMINOLOGIQUES SPÉCIALISÉES
[Résumé] En 1997 et 1998, des organisations internationales mettent leurs bases terminologiques spécialisées en accès libre sur le web, par exemple la base ILOTERM de l’Organisation internationale du Travail (OIT), la base TERMITE de l'Union internationale des télécommunications (UIT) et la base WHOTERM de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), ce qui leur permet d’être à la disposition des traducteurs et linguistiques du monde entier. Prenons l’exemple de la base terminologique de l’OMS. WHOTERM, acronyme de «WHO Terminology Information System», est une base terminologique trilingue (anglais, espagnol, français) dont le but est d’«améliorer la rigueur et la cohérence des textes rédigés, préparés ou traduits. Elle permet également à tous ceux qui collaborent à des programmes techniques de l'OMS d'enrichir les terminologies nouvelles, de promouvoir leur normalisation et de garantir leur diffusion.»
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En 1997 et 1998, des organisations internationales mettent leurs bases terminologiques spécialisées en accès libre sur le web, ce qui leur permet d’être à la disposition des traducteurs et linguistiques du monde entier.
C’est le cas par exemple pour la base ILOTERM de l’Organisation internationale du Travail (OIT), la base TERMITE de l'Union internationale des télécommunications (UIT) et la base WHOTERM de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).