ILOTERM est une base terminologique quadrilingue (allemand, anglais, espagnol, français) qui est l’oeuvre de l'Unité de terminologie et de références du Service des documents officiels (OFFDOC) de l'Organisation internationale du Travail (OIT). Comme indiqué sur le site web en 1998, «sa principale finalité est d'apporter des solutions, conformes à l'usage courant, à des problèmes terminologiques dans le domaine du travail et des questions sociales. Les termes figurent en anglais avec leurs équivalents en français, espagnol et/ou allemand. La base de données contient également (dans une à quatre langues) des articles concernant la structure et les programmes de l'OIT, les noms officiels d'institutions internationales, d'organismes nationaux et d'organisations nationales d'employeurs et de travailleurs, ainsi que les titres de réunions et d'instruments internationaux.»

TERMITE - acronyme de «Base de données terminologique des Télécommunications de l'UIT» - est également quadrilingue (anglais, espagnol, français, russe) et géré par la Section de traduction de l'Union internationale des télécommunications (UIT). Comme indiqué sur le site web, «TERMITE contient tous les termes qui apparaissent dans tous les glossaires de l'UIT imprimés depuis 1980, ainsi que des termes plus récents en rapport avec les différentes activités de l'Union (en tout quelque 59.000 entrées). Normalement les collaborateurs qui s'occupent de l'amélioration et de la mise à jour de cette base de données sont des traducteurs ou des réviseurs techniques. TERMITE est surtout visité par les traducteurs internes mais aussi par des utilisateurs externes, travaillant dans le domaine des télécommunications.»

WHOTERM - acronyme de «WHO Terminology Information System» - est la base terminologique trilingue (anglais, espagnol, français) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dont le but est d’«améliorer la rigueur et la cohérence des textes rédigés, préparés ou traduits. Elle permet également à tous ceux qui collaborent à des programmes techniques de l'OMS d'enrichir les terminologies nouvelles, de promouvoir leur normalisation et de garantir leur diffusion.»

1998 > LA NÉCESSITÉ D’UNE «DÉMOCRATIE LINGUISTIQUE»

[Résumé] Brian King, directeur du WorldWide Language Institute (WWLI), développe le concept de «démocratie linguistique» en septembre 1998: «Dans un rapport de l'UNESCO du début des années 1950, l'enseignement dispensé dans sa langue maternelle était considéré comme un droit fondamental de l'enfant. La possibilité de naviguer sur l'internet dans sa langue maternelle pourrait bien être son équivalent à l'Âge de l'Information. Si l'internet doit vraiment devenir le réseau mondial qu'on nous promet, tous les usagers devraient y avoir accès sans problème de langue. Considérer l'internet comme la chasse gardée de ceux qui, par accident historique, nécessité pratique ou privilège politique, connaissent l'anglais, est injuste à l'égard de ceux qui ne connaissent pas cette langue.»

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Brian King, directeur du WorldWide Language Institute (WWLI), développe le concept de «démocratie linguistique» en septembre 1998.

Il explique lors d’un entretien par courriel: «Dans un rapport de l'UNESCO du début des années 1950, l'enseignement dispensé dans sa langue maternelle était considéré comme un droit fondamental de l'enfant. La possibilité de naviguer sur l'internet dans sa langue maternelle pourrait bien être son équivalent à l'Âge de l'Information. Si l'internet doit vraiment devenir le réseau mondial qu'on nous promet, tous les usagers devraient y avoir accès sans problème de langue. Considérer l'internet comme la chasse gardée de ceux qui, par accident historique, nécessité pratique ou privilège politique, connaissent l'anglais, est injuste à l'égard de ceux qui ne connaissent pas cette langue.»

Un facteur de développement d’un internet multilingue est «la compétition entre les grandes sociétés pour une part de marché global», avec «l'exportation des technologies de l'information dans le monde entier. La popularisation est maintenant effective à l'échelon mondial, et l'anglais n'est plus nécessairement la langue obligée de l'utilisateur. Il n'y a plus vraiment de langue indispensable, il y a les langues propres aux utilisateurs. Une chose est certaine: il n'est plus nécessaire de comprendre l'anglais pour utiliser un ordinateur, de même qu'il n'est plus nécessaire d'avoir un diplôme d'informatique. La demande des utilisateurs non anglophones - et l'effort entrepris par les sociétés de haute technologie se faisant concurrence pour obtenir les marchés mondiaux - ont fait de la localisation un secteur en expansion rapide dans le développement des logiciels et du matériel informatique.»

Un autre facteur est le développement du commerce électronique: «De même que l'utilisateur non anglophone peut maintenant avoir accès aux nouvelles technologies dans sa propre langue, l'impact du commerce électronique peut constituer une force majeure qui fasse du multilinguisme la voie la plus naturelle vers le cyberespace. Les vendeurs de produits et services dans le marché virtuel mondial que devient l'internet doivent être préparés à desservir un monde virtuel qui soit aussi multilingue que le monde physique. S'ils veulent réussir, ils doivent s'assurer qu'ils parlent bien la langue de leurs clients!»