»Je suis convaincu que mes partisans si dévoués, si nombreux, ne m'en voudront pas de disparaìtre en raison d'une douleur telle que tout travail m'est devenu impossible...

»En quittant la vie, je n'ai qu'un regret: ne pas mourir sur le champ de bataille, en soldat, pour mon pays...»

Il a écrit en même temps son testament privé, léguant tout son avoir à sa cousine, Mlle Mathilde Griffith, donnant son cheval Tunis à un ami, M. Barbier, et exprimant la volonté formelle d'être enterré dans le caveau qu'il avait fait construire pour Marguerite.

Sur l'un et sur l'autre testaments, il a ajouté:

Ceci est écrit en entier de ma main, à Bruxelles, 79, rue Montoyer, le 29 septembre 1891, veille de ma mort.

Après quoi, il a signé.

Il a rédigé ensuite une lettre destinée à sa vieille mère, où il lui expliquait tendrement qu'il partait pour un long voyage. La malheureuse femme ayant l'entendement affaibli par la grande vieillesse, cette lettre devait servir à lui cacher que son fils était mort.

Il a libellé de sa propre main des dépêches annonçant sa mort à diverses personnes, une, entre autres, pour la générale, sa femme, qu'il a adressée ainsi:

«Madame Veuve Boulanger,

Rue de Satory, Versailles.»