—La raison qui fait qu’une femme veut rester seule... c’est-à-dire pas toute seule...

Elle fit un geste violent:

—Que je me marie, enfin! Est-ce si drôle que ça?

Fanny, stupéfiée au delà des paroles vaines, ne bougea pas. Berthe reprit:

—Oui... c’est ça qui arrangerait tout. Tu pars à la Hêtraye, puisque tu n’as pas d’autre moyen d’en finir avec ce gars que de le supporter. Moi qui n’y suis pour rien (elle accentua cruellement), je reste ici, avec...

Elle ne put aller plus loin. Peut-être n’eût-elle pas osé. Mais Fanny se leva brusquement comme quelqu’un qui, enfin, voit.

—Avec...? fit-elle sourdement.

Berthe se leva aussi pour l’affronter mieux, puisque la masse est aussi un argument.

—Avec l’homme qui comprendra qui il doit choisir, quand on lui aura montré.

Fanny dit seulement: