La figure de Fanny, qu’elle observait, se tira un peu, mais, comme elle ne disait rien, Berthe continua:
—Mais qui c’est que ces Malandain?
—J’ai jamais entendu leur nom, dit Fanny.
—Ce serait-il des parents à Marthe. Mais on à dit qu’elle n’avait plus personne dans le pays.
Fanny réfléchissait, les sourcils bas.
—C’est des gens que Marthe connaissait et à qui on aura confié le petit.
—Mais c’est donc pas Marthe qui l’a élevé elle-même?
L’objection travailla un instant dans le silence: et puis l’aînée trouva la réponse:
—Elle avait déjà soixante-dix ans, Marthe, tu sais bien, quand elle nous à quittés deux ans avant. A cet âge-là, elle n’a pas voulu se risquer à élever un enfant...
Berthe hocha la tête. C’était plausible.