FIN DE LA QUATRIÈME PARTIE.
Notes:
[1] N'oublions jamais que cet ouvrage est fait un an avant la révolution française.
[2] Le plus gourmand et le plus débauché des romains; intempérant dans tout, il avait long-tems entretenu Séjau comme une maîtresse; il avait dépensé la valeur de plus de quinze millions à ses seules débauches de lit et de table; on lui annonça enfin qu'il était ruiné; il fit ses comptes, ce ne se trouvant plus que cent mille livres de rentes, il s'empoisonna de désespoir.
[3] Un grand empire et une grande population (dit M. Raynal, tome VI) peuvent être deux grands maux; peu d'hommes, mais heureux; peu d'espace, mais bien gouverné.
[4] On s'est battu en Bohême pendant vingt ans, et il en a coûté la vie à plus de deux millions d'hommes pour décider s'il fallait communier sous les deux espèces, ou simplement sous une. Les animaux qui se battent pour leurs femelles ont une excuse au moins dans la nature; mais quelle peut être celle des hommes qui s'égorgent pour un peu de farine et quelques gouttes de vin.
[5] On compte en France 23 millions d'habitans; il s'y recueille 50 millions de septiers de bleds, c'est-à-dire, environ par an de quoi nourrir 13 mois, tous les habitans, et c'est avec cette richesse; que la nation, sans fléaux de la nature, est quelque fois à la veille de mourir de faim!
[6] Conviens, lecteur, qu'il fallait les grâces d'état d'un homme embastillé, pour faire en 1788 une telle prédiction.