— Alors, chère enfant, c’est bien décidé : vous ne m’accompagnez pas à Paris, ce tantôt ?

— Mais, petite mère, mon après-midi est engagée. Je ne voudrais pas manquer ce cours de puériculture qui, vous le savez, m’intéresse tellement !

— Je le sais ! C’est pourquoi je n’insiste pas davantage ! Ah ! si Antoinette de Gatrey ne m’avait téléphoné, ce matin ! Mais elle désire mon avis pour l’agencement de son nouvel appartement. Elle est si peu pratique, la pauvre ! Et puis, il y a le bottier, le fourreur et mille corvées !

Mme Davier inscrivait des indications sur son agenda, qu’elle renfermait dans un sac de broderie de perles au fermoir d’or.

— Peut-être dînerai-je avec Antoinette. Ne vous inquiétez donc pas si je rentre un peu tard.

— Bien, petite mère. Restez tranquillement à vos affaires. C’est si fatigant de courir Paris ! Je surveillerai les devoirs de Loys quand il rentrera du lycée.

— Merci, Évelyne !

Et Mme Davier ajouta, avec l’envie irraisonnée d’être agréable en quelque chose à la jeune fille :

— Si j’en trouve le temps, j’irai jusqu’à la rue de Tournon, pour le mardi de cette bonne Mme Clozel.

— Elle sera certainement heureuse de vous voir ! répondit Évelyne avec simplicité.