— Comme c’est petit, Paris, vu d’ici ! s’étonnaient les petites.

Et le docteur, rêveusement, contemplait cet angle de l’horizon, où se concentraient les attractions magiques, pour lesquelles sa femme abandonnait le foyer.

Ainsi les vacances s’écoulèrent, plus légères et plus rapides que ne l’avait espéré l’enfant solitaire. Et Raymonde commença, pleine d’ardeur, le trimestre qui la conduirait enfin au jour du départ.

Déjà la seconde quinzaine de juin commençait.

Une température d’orage, cette après-midi-là, appesantissait les têtes sur les pupitres, pendant que se poursuivait la dictée monotone. La porte de la classe s’ouvrit. Une femme de chambre avança la tête.

— Mademoiselle Airvault. Tout de suite, chez Mademoiselle !

Interloquée, Raymonde se leva. En quelques secondes, son cerveau tourna et retourna des hypothèses fantastiques. Pourquoi la mandait-on de cette façon inusitée et inopinée ? Quelle faute avait-elle commise à son insu ? Puis des espoirs extravagants l’emportèrent.

— Y a-t-il quelqu’un chez Mlle Duluc ?

— Oui.

— Un monsieur ?