Ne peut estre à mon mal plus longtemps retenu,

Il me contrainct aux pleurs, & par force m’arrache

Les cris qu’au fond du cœur la reuerence cache.

Puis doncq’ que mon respect peut moins que sa douleur

Ie lasche mon discours à l’effort du mal-heur,

Et pousse des ennuis dont mon ame est atteinte,

Par force ie vous fais ceste piteuse plainte,

Qu’encore ne rendrois ie en ces derniers efforts,

Si mon dernier souspir ne la iette dehors.

Ce n’est pas toutesfois que pour m’escouter plaindre,