Le premier de ces ouvrages est le Recueil des plus excellens vers satyriques de ce temps, trouvés dans les cabinets des sieurs de Sigognes, Regnier, Motin, qu’autres des plus signalés poëtes de ce siècle. A Paris, chez Anthoine Estoc, MDCXVII. In-12 de 222 pages. Ce volume contient de Regnier : le Dialogue de l’âme de Villebroche parlant à deux courtisanes, une des Marets du Temple & l’autre de l’Isle du Palais, & le Dialogue de Perrette parlant à la divine Macette[96].

[96] Ces deux pièces, la première de 21 strophes de 6 vers, & la deuxième de 25 strophes de même mesure, sont entrées avec le nom de Sigognes dans le Cabinet satyrique. Elles commencent par ces vers :

Au plus creux des ronces fortes.

Plus luisante que n’est verre.

Perrette, si l’on en peut croire Tallemant, serait Mlle du Tillet (V. éd. in-8o, I, 191). Sigognes a écrit le combat d’Ursine (Mme de Poyane) & de Perrette (V. le Cab. sat., Rouen, 1627, p. 497).

Ces deux dialogues, attribués à Regnier par le Recueil d’Anthoine Estoc, se trouvent encore dans les dernières éditions des Bigarrures du Seigneur des Accords, livre III in fine, à la suite des Epitaphes.

D’autres pièces se rencontrent avec le nom de Regnier dans un recueil non moins rare que le précédent : les Délices satyriques ou suite du Cabinet des vers satyriques de ce temps, &c.[97] Paris, Anthoine de Sommaville, 1620. En dehors des épigrammes connues : l’Argent tes beaux jours, Quelque moine de par le monde & le Tombeau d’un Courtisan, ce sont des stances commençant par ce vers :

Je ne suis pas prest de me rendre ;

une satire contre une vieille courtisane :

Encor que ton teint soit desteint ;