Le violet tant estimé.
Hier la langue me fourcha.
Un homme gist sous ce tombeau,
& de plus, fo 316, les stances
Le tout puissant Jupiter[105].
[105] A ces poésies anonymes il faut ajouter, ffos 127 & 130, les deux Dialogues mentionnés ci-dessus, p. 96 ; l’ode Belle & sauoureuse Macette, fo 194, &, fo 125, le Combat de Renyer & de Berthelot.
Le manuscrit 12491 (ancien no 4725 du supplt français) ne peut être comparé au précédent. Il a une origine incertaine, &, ce qui lui ôte encore plus de valeur, il est l’œuvre d’un scribe négligent & illettré. Les omissions, les non-sens & les fautes de langue sont accumulés dans ce grand in-folio[106]. Il semble que ce recueil ait été formé vers 1640 par quelque habitant du Blaisois. La plupart des pièces classées dans l’ordre de leur date embrassent une période de seize ans, de 1630 à 1656. Elles ont trait aux événements du jour, aux réjouissances locales. Il s’y trouve des vaudevilles contre les gens en vue, des stances contre le tabac & plusieurs ballets[107]. Parmi ces poésies, l’auteur du manuscrit a fait entrer un assez grand nombre de pièces intéressant la famille Hurault, notamment l’évêque de Chartres, le comte de Limours, le marquis de Rostaing, M. d’Esclimont & Mlle de Cheverny.
[106] Il renferme 642 pages & vingt feuillets liminaires d’une grosse écriture, de la même main de la première à la dernière pièce.
[107] Voir p. 110 le Ballet des Impériales & celui de la Naissance de Pantagruel, dansés à Blois en 1625 & 1626 par M. le comte de Limours & M. d’Esclimont, au temps du carnaval.
Voir aussi, p. 146, l’Entrée du ballet des Gredins, dansé à Cheverny, en 1637, par Mlle de Cheverny. Signalons encore, pp. 231 & 254, les vers sur un chien perdu, par le sieur Chesneau, domestique du marquis de Rostaing, 1646, & sur la maladie dudit marquis, en 1647, & enfin, p. 129, une pièce sur le bastiment & les yssues du chasteau de Cheverny, 1633.