Ainsi ie me flattois en ce faux iugement,
Estimant en ma peine aueugle & langoureuse,
Estre bien pitoyable, & non pas amoureuse.
Mais las ! en peu de temps ie cogneu mon erreur,
Tardiue cognoissance à si prompte fureur !
I’apperceu, mais trop tard, mon amour vehemente,
Les cognoissant amans, ie me cogneus amante,
Aux rayons de leur feu qui luit si clairement,
Helas ! ie vy leur flame & mon embrasement,
Qui croissant par le temps s’augmenta d’heure en heure,