Et croistra, s’ay-ie peur iusqu’à tant que ie meure.

Depuis de mes deux yeux le sommeil se bannit,

La douleur de mon cœur mon visage fannit,

Du Soleil à regret la lumiere m’esclaire,

Et rien que ces Bergers au cœur ne me peut plaire.

Mes flesches & mon arc me viennent à mespris,

Vn choc continuël fait guerre à mes esprits,

Ie suis du tout en proye à ma peine enragee,

Et pour moy comme moy toute chose est changee :

Nos champs ne sont plus beaux, ces prés ne sont plus verts,