Ces arbres ne sont plus de feuillages couuerts,

Ces ruisseaux sont troublez des larmes que ie verse,

Ces fleurs n’ont plus d’émail en leur couleur diuerse,

Leurs attraits si plaisans sont changez en horreur,

Et tous ces lieux maudits n’inspirent que fureur.

Icy comme autresfois, ces pâtiz ne fleurissent,

Comme moy de mon mal mes troupeaux s’amaigrissent,

Et mon chien m’abayant semble me reprocher,

Que i’aye ore à mespris ce qui me fut si cher :

Tout m’est à contre-cœur horsmis leur souuenance :