Mais puis que nous viuons en vn aage si doux,

Pourquoy ne m’aymez-vous ?

Si vostre grand’ beauté toute beauté excelle,

Le Ciel pour mon malheur ne vous fit point si belle :

S’il semble en son dessein auoir pitié de nous,

Pourquoy ne m’aymez-vous ?

Si i’ay pour vous aymer ma raison offensée,

Mortellement blessé d’vne flesche insensée,

Sage en ce seul esgard que i’ay beny les coups,

Pourquoy ne m’aymez-vous ?