Epigramme tirée de l’Anti-Baillet. Toutes les éditions de Regnier portent à tort : Dieu me gard.
Ode sur une vieille maquerelle. Cette ode, les stances & les épigrammes qui suivent ont été jointes pour la première fois à l’œuvre de Regnier par l’éditeur de 1729, qui les a recueillies dans le Cabinet Satyrique.
Lorsque i’estois comme inutile.
Traduction de l’épigramme latine : Impuber nupsi valido de Jacques Bouju (voir le Menagiana de 1715, t. III, p. 312).
On croit que ce petit poëme, souvent traduit, a été inspiré par Marguerite, fille naturelle de Charles-Quint, épouse à douze ans d’Alexandre de Médicis & à vingt ans d’Octave Farnèse. Lors de leur mariage, ces deux personnages avaient, le premier, vingt-sept ans & le second treize ans.
Pièces empruntées au Parnasse Satyrique par Viollet-le-Duc pour son édition de 1822. La Complainte que l’on serait tenté de retirer à Regnier, sur la foi de l’Estoile qui l’attribue à la reine Marguerite, est un modèle de mauvais goût, dont on trouve des exemples dans les œuvres des poëtes du XVIe siècle. Ainsi on peut lire, sous le nom de Pibrac, dans les Fleurs des plus excellents poëtes de ce temps, Paris, Nicolas & Pierre Bonfons, 1601, des stances aussi obscures & aussi tourmentées. Du reste, les anthologies du temps contiennent beaucoup de pièces en galimatias, où la pensée n’est pas moins torturée que la langue. En prose enfin le comte de Cramail, dans ses Jeux de l’inconnu, n’a pas dédaigné d’écrire en une série de coq-à-l’âne, l’historiette du Courtisan Grotesque.
Devant ces témoignages officiels des travestissements imposés à la poésie, nous n’avons pas cru devoir écarter de l’œuvre de Regnier, l’ami de Forquevaus, gentilhomme de la reine Marguerite, une pièce qui, selon quelque apparence, a pu être demandée pour cette princesse.