[6] ([page 101]). Lettre de Wagner.

[7] ([page 124]). Je me reprocherais pourtant de ne point ici saluer notre maître, M. Albert Collignon, alors professeur de rhétorique, pour qui Guaita professait des sentiments que je garde.

[8] ([page 138]). La Muse noire (1883).

[9] ([page 138]). Rosa Mystica (1895), toutes pièces écrites avant la fin de l’année 1884.

[10] ([page 146]). On a dit et écrit que le Problème du Mal, dernier volume de la série des Essais des Sciences maudites, rédigé sur les notes de Guaita par ses disciples, paraîtrait. C’est une erreur. Les documents sont en lieu sûr. Notre ami supporta les lents derniers mois de sa maladie avec une force magnifique et sans perdre jamais sa curiosité intellectuelle. S’il avait voulu que son œuvre fût complétée après lui, il eût pris des dispositions pour en assurer l’achèvement dans des conditions offrant de sérieuses garanties. Son silence a dicté la conduite de sa famille. Aucune publication d’inédit, aucune réimpression.

[11] ([page 147]). Voici comment un initié, le Dr Thorion, apprécie l’œuvre du maître qui l’estimait et dont il reçut l’enseignement:

«Les Essais des Sciences maudites, dans leur ensemble, étudient le drame de la Chute originelle, en Eden. Le Seuil du Mystère nous promène parmi ceux qui ont passé leur vie sous les branches du pommier symbolique. Le Serpent de la Genèse élucide le triple sens littéral, figuré et hiéroglyphique du mot Nahash, qui, dans le texte de Moïse, désigne le tentateur.

«Au sens positif, Nahash, c’est le fait, l’ivresse quelconque qui, envahissant l’homme, le fait rouler au mal. De là cette interprétation erronée du vulgaire qui croit que l’esprit du mal s’est déguisé en reptile. Le Temple de Satan est donc consacré à l’examen des œuvres caractéristiques du Malin: la Magie noire et ses hideuses pratiques, envoûtements et maléfices. Guaita énumère les ressources infernales de la sorcellerie, il expose des faits réels ou légendaires, pêle-mêle, déclare-t-il lui-même, et sans souci d’en fournir une explication scientifique.

«Au sens comparatif, Nahash est la lumière astrale, agent suprême des œuvres ténébreuses de la Goetie. Son étude donne la Clef de la Magie noire, elle permet d’établir une théorie générale des forces occultes, et d’analyser les causes et les effets des rites et des phénomènes décrits dans le Temple de Satan.

«Au sens superlatif, enfin, le serpent Nahash symbolise l’égoïsme primordial, ce mystérieux attrait de Soi vers Soi, qui est le principe même de la divisibilité. Cette force qui sollicite tout être à s’isoler de l’unité originelle pour se faire centre et se complaire dans son Moi a causé la déchéance d’Adam. En l’étudiant, Guaita eût abordé le Problème du Mal, l’énigme de la chute humaine, chute collective et individuelle dont le complément nécessaire est la grande épopée de la Rédemption.»