Toutes deux menèrent l'Oblat dans une pièce au premier étage.

Le bon François, enveloppé de couvertures, gisait dans un fauteuil, la barbe très longue et la face toute violette.

Le prêtre s'approcha et lui prit la main:

—Cher Monsieur François, c'est moi, votre curé, votre ami.

Puis, voyant que le temps pressait, il lui demanda s'il ne voulait pas recevoir les derniers sacrements.

François indiqua par signe qu'il le voulait bien.

Alors l'Oblat lui dit avec une sorte de jovialité, en désignant au mur les théphilins et les croix de grâce:

—Eh bien! Monsieur Baillard, nous nous entendons, n'est-ce pas, pour renoncer à tous ces prestiges qui vous ont abusé?

François fit un effort pour parler et visiblement pour défendre Vintras. Mais l'Oblat l'interrompit et lui représenta qu'il n'y avait que deux moyens de recevoir une mission divine: le premier par la voie hiérarchique, qui vient des apôtres, et le second par un appel spécial de Dieu, prouvé par des miracles irrécusables, et il finit son discours en disant:

—Les prodiges de Tilly avaient-ils les conditions de véracité divine exigées par la théologie?