Le Bien Public du 21 août insère une note sur cette attribution.
A la suite de sa conférence avec son frère, Alfred de Musset avait adressé une lettre au National, qui la publia dans son numéro du 21 août, avec ce commentaire[101]:
«Nous recevons de M. Alfred de Musset, une lettre qui ne nous étonne pas de la part d'un poëte homme de cœur. Nos lecteurs, qui sont au courant des termes du programme des prix décernés en 1848 par l'Académie Française, apprécieront le sentiment de modestie et de générosité qui a dicté cette lettre, et l'Académie elle-même ne peut manquer d'approuver la destination donnée par M. Alfred de Musset au prix d'encouragement qu'elle lui a décerné.»
«Au citoyen rédacteur du journal le National.
«Paris, ce 20 août 1848.
«Monsieur,
«L'Académie Française m'a fait l'honneur, dans sa dernière séance, de me donner le prix fondé comme encouragement par M. le comte de Maillé de Latour-Landry. Ce secours, accordé pour un an, consiste en une somme de treize cents et quelques francs, intérêts d'un capital de 30.000 fr. légué par le testateur et placé en rentes sur l'État.
«Voulez-vous être assez bon, monsieur, pour ajouter cette somme à celles que vous avez déjà reçues en faveur des victimes des événements de juin 1848? Je m'empresserai de la verser entre vos mains aussitôt qu'elle me sera parvenue.
«Veuillez agréer, Monsieur, l'assurance de ma parfaite considération.
«Alfred de Musset.»