—Avance!

—Puisque je vous répète….

En se débattant, d'homme glissa et tomba à la renverse. Pris d'une rage folle, Camus le voyant à terre, se mit à lui taper sur ta figure à coups de pied, à coups de poing. Le gars se releva d'un coup de reins, essuya d'un revers de main sa face éclaboussée de sang et lui cria:

—Eh bien! oui! J'y vais, chez ta femme! Tu es content! Et j'y retournerai, parce qu'elle ne veut plus de toi, elle ne veut plus….

Mais, comme il ouvrait encore la bouche pour cracher des injures, le vieux lui abattit sa trique sur la tête. Il poussa un grand cri, recula de deux pas… s'effondra… disparut….

Il y eut une demi-seconde de silence effrayant, quelques cailloux roulèrent en claquant… un bruit se fit entendre, large, profond….

Camus, le bâton à la main, les yeux dilatés; écouta…. Rien ne remuait…. Rien ne vivait autour de lui…. Il bégaya:

—Je l'ai jeté dans le ravin!

Et, tout d'un coup, la terreur aux flancs, suant l'horreur et l'épouvante, il se mit à courir.

En apercevant sa maison, un peu de calme lui revint, avec une sorte d'orgueil. Il se sentait plus grand d'avoir frappé si fort. Il levait le poing pour heurter aux voleta quand la porte s'ouvrit. Sur le seuil, il aperçut sa femme qui, la lampe à la main, le corps penché, disait d'une voix tendre: