Tout d’un coup, elle dit :
— Nous sommes arrivés.
La voiture s’était arrêtée. Je vis la grille d’un jardin, une villa inconnue.
Légère, Inès sauta de la voiture et fit en courant les quelques pas qui la séparaient de la porte d’entrée.
Je faillis dire : Ce n’est pas là ma maison !
Mais je m’arrêtai.
Ma préoccupation dominante était de me conduire en galant homme et de ne pas me livrer à quelque grossière tentative. La nuit du temple de Ganésa m’avait donné une terrible leçon.
— Eh bien ! venez ! dit la voix d’Inès avec une nuance d’impatience.
Je la rejoignis. Nous étions dans une pièce dont le plancher était recouvert de nattes et de coussins et qu’éclairait, d’une manière confuse, une lampe à huile. Des laques luisaient sur les murs. Un grand parasol orange et vert était suspendu au plafond.
J’entendis du dehors la voiture qui s’éloignait.