L’un d’eux souleva le rideau, vit le jardin plein d’hommes armés.

Dans la rue, les femmes, féroces, hurlaient.

—Taisez-vous, tas de garces—leur criait Édouard Roullier[106], un vieux de Juin et de Décembre—vous nous en ferez peut-être autant demain!

Dès l’arrivée du cortège, les quelques membres de la Commune qui se trouvaient rue Haxo avaient tenté de s’opposer au massacre.

Cournet[107] ceint son écharpe rouge, veut parler. On couvre sa voix. On le menace.

Varlin[108] fait des efforts surhumains. Il propose à ses collègues et à quelques amis de se rendre au milieu de la foule, dans le jardin.

—Non, objecte Roullier. Il ne faut pas que l’on puisse dire un jour que les membres de la Commune étaient là.

Appuyé au mur du jardin, Vallès parle dans un groupe. Près de lui, Henry Fortuné,[109] en civil, Alavoine,[110] Arnold.[111]

—Hein! dit Arnold à Alavoine, ce n’est pas pour cela que nous faisions le Comité central!

A ce moment, les otages étaient poussés contre la grille du secteur.