C..., l’un de ceux qui ont dirigé le cortège, est là. Il montre du doigt le mur.

Sans prononcer une parole, les gardes s’avancent, se placent face à la foule, en ligne.

—Face au mur! crie Gois.

—Jamais! crie un maréchal des logis.

Mais la foule a déjà trop attendu. Les fusils sont mis en joue.

Cent coups de feu partent ensemble. Les dix prisonniers s’abaissent.

A peine sont-ils tombés, que dix autres, appelés, poussés, se présentent.

On tire de tous les coins du jardin, au hasard, sans aucun commandement.

La fusillade est si désordonnée que les tireurs sont eux-mêmes blessés. Près de G..., un homme a l’oreille entamée, un autre le pouce emporté.

Un otage, blessé seulement, se relève. Une fusillade l’abat.