Comment avait-il trouvé la mort?
Par un coup de feu tiré au hasard, quand on visait les otages, «comme des lapins dans une clairière», ou dans des circonstances identiques à celle qui coûta la vie à l’homme au complet verdâtre?
Quand le compte des morts fut bien établi, Gois et C... quittèrent le jardin lugubre.
Ils passèrent la nuit dans un garni voisin.
C..., blessé au pied depuis deux jours, pouvait à peine marcher.
Au petit jour, Gois vint le chercher dans sa chambre.
—Si nous retournions à la Roquette? lui dit-il.
Mais C... montra son pied impotent.
Ils redescendirent vers la mairie de Belleville.
Ce jour de samedi, pris de terreur à l’approche de l’armée envahissante, redoutant des représailles terribles, si les vainqueurs butaient, dès l’arrivée, contre cette montagne de cadavres, des habitants du quartier résolurent de cacher le crime, au moins pour quelques jours.