C’est ainsi que les morts furent précipités dans une fosse creusée au pied du mur[114].

On recouvrit de planches et de terre l’horrible trou.

L’odeur épouvantable qui s’échappait de ce charnier fit seule découvrir les morts.

devant les juges

Sept condamnations à mort furent prononcées par le sixième conseil de guerre qui jugea l’affaire de la rue Haxo:

François, qui avait refusé de livrer les otages; Dalivous, un de ceux qui avaient commandé le feu; Bénot,[115] qui n’avait même point assisté au massacre, et que perdit la déposition d’un de ses anciens officiers, Victor-Clément Thomas, le propre neveu du général fusillé à Montmartre; Saint-Omer, qui y avait assisté, mais sans y prendre d’autre part; et trois petits soldats de vingt ans, Aubry, Trouvé et Racine, dont le grand crime était d’avoir déserté le 18 Mars et d’être entrés dans les rangs des fédérés.

Aucun de ceux qui avaient pris l’initiative du massacre ne fut poursuivi.

Leurs noms ne furent même pas prononcés au procès, sauf celui de Gois, dans la dernière audience.[116]

Quand, la vérité connue, on relit les débats, on ne peut se défendre d’une sensation de véritable effroi.

Quoi! Tant de dépositions, d’enquêtes et de témoins, et pas une lueur de vérité!