—Internationale! Internationale! hurle-t-il avec une rage qui le fait presque écumer. Ah! tu es de l’Internationale! Ah! nom de Dieu!
Et il se retourne, triomphant, vers les gendarmes, que je vois, assis sur les banquettes, donner des signes d’approbation.
Et il gueule:
—L’Internationale!
Je veux répliquer. J’essaye de plaider ma cause. De quelle façon, hélas!
—Mais, citoyen, dis-je doucement, l’Intern...
—Citoyen! citoyen! Ah! nom de Dieu! ça, c’est encore plus fort... Ne m’appelle pas citoyen... ou je te fous ma botte dans le cul.
Et d’une formidable poussée de sa large patte, le bon caniche de tout à l’heure, subitement enragé, m’assied sur la banquette, où je m’écrase, vaincu, atterré.
D’un geste violent l’homme au brassard ajoute:
—Et soignez-le, celui-là. Ça doit être un bon!