Autre avis.

Les dix premiers numéros du Père Duchêne eurent l’honneur d’un tirage spécial, à dix exemplaires, sur papier de luxe, avec les mots Père Duchêne en rouge sur chaque numéro. Ces numéros de luxe furent brochés sous couverture jaune, la même que celle qui renfermait les dix premiers numéros, tirage ordinaire.

Chacun de nous—trois rédacteurs, deux vendeurs—conserva une de ces brochures. Nous donnâmes les cinq autres à diverses personnes amies.

Jamais je ne pus remettre la main sur une de ces dix brochures rarissimes. Si rarissimes que personne ne les a jamais revues.

Aucun autre tirage de luxe ne fut fait.

Dernier avis.

Ne pas se fier aux souvenirs, insignes et autres bibelots du bataillon des Enfants du Père Duchêne. Le bataillon, je l’ai déjà dit, ne reçut jamais son uniforme.

On est venu m’offrir un jour—après en avoir proposé l’achat au musée Carnavalet—un petit «fourneau» d’argent qui aurait figuré sur le képi d’un garde du bataillon.

Encore un faux.

Cet insigne du bataillon des Enfants du Père Duchêne sortait très probablement de la fabrique de «souvenirs de la Commune» qui fut découverte en 1874, et qui vendait fort cher aux amateurs des bijoux et surtout des médailles soi-disant frappées sous la Commune.[182]