—Chaque fois qu’on commandait des agents pour y aller, répond M. Claude à une question du président de la commission d’enquête, c’était à qui trouverait des excuses, parce qu’ils savaient qu’on leur faisait de mauvais partis.[190]

La brasserie de la rue Saint-Séverin n’inquiétait pas que M. Claude. Elle troublait les nuits de M. Vacherot, maire du cinquième arrondissement (Panthéon) sous le siège, plus tard député à l’Assemblée nationale, l’auteur de la Démocratie.

Dans cette même séance de la commission d’enquête, M. Vacherot interroge M. Claude.

—Je voudrais vous adresser une question qui est relative à mon quartier. Avez-vous connaissance d’une réunion qui se tenait presque tous les soirs dans un café situé au bas du boulevard Saint-Michel, c’est-à-dire près du pont Saint-Michel, en descendant à droite, à laquelle prenaient part un grand nombre de gens qui ont figuré dans la Commune?

—Oui, répond M. Claude. C’était en allant vers le pont à droite. Nous savions qu’il se tenait des réunions comme celles-là rue Saint-Séverin, et dans le quartier situé entre Saint-Séverin et le pont Saint-Michel.

—Aviez-vous, reprend M. Vacherot, des agents dans ces réunions? Saviez-vous ce qui s’y passait?

—La police politique, répond M. Claude, en avait.

La vérité, M. Claude l’a dite plus haut. Ses agents n’osaient pas se mêler à nous, sûrs qu’ils étaient d’être reconnus et jetés dehors.

Cela arriva un soir chez Glaser, où deux pauvres diables de mouchards s’aventurèrent à pousser la porte.

Salle pleine. Pas une table libre.