Un orateur est à la tribune—la chaire à prêcher.
—Oui, citoyens, c’est le feu grégeois qu’il nous faut... Je demande qu’on organise un bataillon de feu grégeois... En quelques arrosées, les Versaillais sont flambés...
L’homme disparaît. Nous avons, entre deux discours, le temps de regarder.
Fiché au côté gauche de la chaire, un drapeau rouge. En face, au banc d’œuvre, sévères comme les marguillers dont ils tiennent la place, les citoyens du bureau. Président et quatre assesseurs. Sur le banc, un clairon... Qu’est-ce que peut bien faire là ce clairon?
Le président s’est levé.
—Citoyens, la parole est à la citoyenne... (le nom ne m’est pas resté).
La citoyenne est déjà là, les coudes appuyés sur le rebord de la chaire.
—Citoyens...
Mais notre attention est autre part.
—Dommage, me dit Gill, je n’ai pas de crayon. Je croquerais cela...