—Citoyens, la Marseillaise!

Et les cent bouches s’ouvrent. Sous les voûtes de la vieille église, le chant gronde...

—Eh bien! dis-je à Gill, nous n’avons pas perdu notre soirée.

La Marseillaise s’éteint. Les assistants s’en vont. Il ne reste bientôt plus, dans la nef, que deux ou trois femmes, qui éteignent, une à une, les lampes à pétrole. On a oublié le drapeau rouge. Une d’elles le prend, le roule, et le met sous son bras pour l’emporter.

Nous les vîmes filer, glissant sur les dalles.

Quelques groupes s’étaient arrêtés au bas des degrés du porche, causant tranquillement, comme de bons bourgeois du quartier.

Minuit tintait à la vieille cloche de Saint-Séverin...

Quand le jour aura paru, le sacristain balayera la nef, poussera au tas les croûtes de pain, les peaux de saucisson et les culots de pipe. Et le prêtre dira, comme en des temps moins sombres, sa messe coutumière...

CAFÉ D’ORSAY

Mai.—Nous avons bouquiné tout le matin sur les quais, Vermersch et moi.