M. Washburne a formellement nié qu’aucun membre du personnel de la légation des États-Unis eût été mêlé à ces pourparlers.
Mais pourquoi Malon, qui assistait à la séance que tinrent à la mairie du onzième les vingt membres de la Commune encore présents, a-t-il nommé le secrétaire de M. Washburne?
Pourquoi aurait-il inventé cette fable?
Le secrétaire particulier de l’ambassadeur des États-Unis était alors M. Mac-Kean, nommé à plusieurs reprises par M. Washburne dans la brochure relatant ses démarches en vue de l’élargissement de l’archevêque de Paris.
M. Mac-Kean, qui avait accompagné M. Washburne dans toutes ses visites (à Cluseret, à Raoul Rigault) n’aurait-il pas, à la dernière heure, sans prendre conseil de M. Washburne, conçu le projet dont parle Malon?
J’ai interrogé Arnold, qui, lui, ne se souvient pas du nom de Mac-Kean.
Ce côté de l’incident reste donc encore assez mystérieux.
je ne veux plus vivre!
Peu importe.
Ce qu’il faut retenir, c’est le désespoir, la honte de Delescluze, soupçonné, injurié par les combattants de la dernière heure, traité de lâche et de fuyard...