Descendons le boulevard.

Place de la Sorbonne. Je passe vite devant le café d’Harcourt, dont la terrasse est déjà occupée par des consommateurs.

Je rase les maisons. Je songe que de chaque porte peut, brusquement, surgir un visage... Un ami... Un dénonciateur?

Les grilles du jardin de Cluny.

Assis, en rond, sur les larges dalles qui, devant la porte de la salle des Thermes, figurent le tombeau d’un chef gaulois, des pioupious font la popote.

D’autres, allongés sur les pelouses, à plat ventre, le fusil près d’eux.

D’autres encore, assis sur les fûts de colonnes, accroupis entre les pattes des monstres de pierre arrachés à Notre-Dame ou à quelque antique église démolie.

Un coup de feu... Un autre...

D’où cela vient-il?

Du fond du jardin...