Je fouillai le premier ma poche. J’en retirai un paquet de lettres, dont je m’étais muni à tout hasard. Lettres et adresses, à un faux nom bien entendu. Je les alignai soigneusement sur la table.

—Voici des lettres qui me sont adressées...

J’interrogeais en même temps le visage du maire, qu’un nuage assombrissait déjà.

—Vous n’avez rien autre chose? me demanda-t-il.

—Ma foi, non.

—Vous n’avez pas de passeport? Pourquoi? Vous savez bien...

Il lut probablement dans ma pensée.

—Allons, messieurs, dites-le franchement... Êtes-vous compromis dans les événements parisiens?... Je vois que vous n’avez ni l’un ni l’autre de papiers... Dites-moi la vérité...

Nous restions silencieux.

—Eh bien! vous ne me répondez pas...