—J’étais hier au café du Nord, lorsque deux de vos agents sont venus arrêter mon ami, M. Razoua.
Le chef de la police genevoise m’interrompt.
—Alors, vous êtes aussi de la Commune?
—Oui, monsieur.
—Vous vous appelez?
Je dis mon nom, ce que j’avais fait.
—Je suis venu franchement vers vous. Si je devais être arrêté, comme vient de l’être mon ami, je préférerais continuer ma route, quitter sans tarder la Suisse, remonter vers la Belgique...
—Non, reprit le chef de police. Restez. Des demandes d’extradition nous ont en effet été faites...
Et, parcourant une liste:
—Votre nom n’est pas mentionné. Si nous avons arrêté M. Razoua, c’est pour vider, une fois pour toutes, la question. Si aucune preuve de délit de droit commun n’est fournie par le gouvernement français, nous le remettrons en liberté.[252]