Je crois devoir vous donner connaissance de la position malheureuse dans laquelle se trouve Vermersch.

Depuis huit jours, il est au lit, atteint d’une maladie dont nous désespérons pouvoir le sauver.

Il fut atteint dimanche dernier des premiers symptômes. Les premières paroles qu’il prononça, quand il revint à lui, furent: «Vuillaume... Avec toi... Vuillaume... Qu’il vienne me voir...»

C’est à la misère, et aux calomnies, qu’il doit cette position malheureuse...

Il faut vous dire que, depuis quelque temps, le Grelot ne le payait plus que 75 francs par mois. Ce coup fut tellement fort pour lui que cela l’a tué...

Recevez, citoyen, une cordiale poignée de main.

Léopold Caria.

La lettre de Caria m’avait trouvé à San Pier d’Arena, près Gênes, où j’habitais, non loin de la plage, une petite villa. Je répondis à Caria que Vermersch, dès qu’il serait rétabli, pouvait venir m’y rejoindre. Loin des soucis qui l’accablaient, il se rétablirait. Et, après, nous aviserions. Aussitôt ma lettre reçue, Caria m’écrivait:

Londres, 19 août 1878 (lundi 9 h. 1/2 soir).

Cher citoyen Vuillaume,