Et comme je demandais à Avrial, s’il savait qu’après cette séance de la commission exécutive, une preuve quelconque de la culpabilité de Chaudey eût été portée à la connaissance de la Commune:
—Non. Jamais aucune preuve ne fut mise sous nos yeux.
A maintes reprises, Ranc revint, dans nos conversations, sur l’article du Père Duchêne.
Comment? En quelles circonstances avait-il été apporté?
Il y avait, dans l’interrogation de Ranc, le désir ardent de percer un des mystères du journalisme. Car, journaliste, Ranc l’était avant tout.
—Voyons, me disait-il, lequel de vous trois a revu l’article?
Je restais muet.
Un dernier coup droit:
—Bah! c’est vous, alors? Voyons, avouez...
Mais je n’avouais pas.