[43] Le décret du 5 avril 1871 dit: «Chaque exécution d’un prisonnier de guerre ou d’un partisan du gouvernement régulier de la Commune de Paris sera suivie sur le champ de l’exécution d’un nombre triple des otages retenus par le verdict d’accusation et qui seront désignés par le sort.»

[44] Sur cet ordre d’exécution, et sur ce qui suivra, les erreurs de M. Maxime du Camp ne se comptent pas. La mort des otages fut, pour lui, décidée par une cour martiale où siégeaient Genton, un vieillard «sordide» et un officier fédéré «ivre». (Convulsions, I, page 260, 8e édition) Cette cour martiale désigna l’archevêque. (page 261) Genton écrivit la liste avec l’archevêque en tête. (page 263) C’est Mégy qui se rend au greffe pour y porter la liste. (page 264) C’est Ferré qui envoie Sicard à la Roquette. Enfin, c’est Genton qui commande le feu. (page 270) Autant d’affirmations, autant d’erreurs. Nous ne relevons que celles-là.

[45] La Roquette n’existe plus. Ceux qui voudront suivre les incidents de ce récit pourront consulter les photographies qui en ont été prises avant la démolition en 1900; elles sont au musée Carnavalet.

[46] François (J.-B.), directeur de la Roquette: travaux forcés à perpétuité, procès Archevêque; mort, affaire rue Haxo; fusillé à Satory le 24 juillet 1872.

[47] Deguerry, curé de la Madeleine, arrêté le 4 avril; Bonjean, ex-président de la Cour de Cassation, arrêté le 21 mars; les Pères Clerc et Ducoudray, arrêtés le 4 avril à la maison des Jésuites de la rue Lhomond; le Père Allard, aumônier des ambulances, arrêté le 5 avril. Voir, sur le Père Allard, le très curieux article de Lucien Descaves, dans le Figaro du 26 juin 1907.

[48] L’archevêque Darboy avait été arrêté le 4 avril, et conduit à Mazas, en même temps que son vicaire, Lagarde.

[49] Flotte (Benjamin), condamné à cinq ans de détention dans l’affaire du 15 mai 1848. Chargé, par Raoul Rigault, d’une mission à Versailles, au sujet de l’échange des otages contre Blanqui, prisonnier. (Voir sa brochure Blanqui et les Otages)

[50] Affre (Denis-Auguste), archevêque de Paris, blessé mortellement à la barricade du faubourg Saint-Antoine, le 25 juin 1848.

[51] Sibour (Auguste), archevêque de Paris, succéda à Affre. Assassiné à Saint-Etienne-du-Mont par un prêtre interdit, Verger. Ce fut Sibour qui célébra à Notre-Dame le fameux Te Deum du 1er janvier 1852 qui inspira à Victor Hugo les vers vengeurs des Châtiments:

Prêtre, ta messe, écho des feux de peloton,
Est une chose impie.